L’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir menacé ?

 

‘’Une tribune d’anciens professeurs belges parue lundi dans « Libération » propose de simplifier le participe passé, en le rendant invariable avec l’auxiliaire avoir, peu importe où se trouve le COD. ‘’

Dès qu’il s’agit de toucher à notre belle langue française, ma réaction se fait vive et tranchante. Je rappelle que je n’évoque pas les changements d’usage, mais les propositions piquantes comme celle citée ci-dessus.

Pour commencer, j’ai envie de dire : ‘’Mais de quoi se mêlent les Belges ?’’

Cela ne les dérange pas d’étaler une telle connerie dans la presse ? Je pèse mes mots, croyez-moi.

Les professeurs, les formateurs, ou autres personnes s’intéressant à la grammaire et l’orthographe n’ont pas la science infuse.

Ces mêmes professeurs qui ont passé du temps à expliquer cette règle à leurs élèves voudraient la supprimer ? On marche sur la tête !

Qu’est-ce qu’on ne comprend pas dans ‘’COD placé avant ou après l’auxiliaire’’ ?

Si les termes ‘’complément d’objet direct’’, ‘’auxiliaire’’, ‘’participe passé’’ restent difficiles à enregistrer pour beaucoup, le découpage schématique de la phrase se révèle efficace, tout comme le trait vertical tracé entre l’auxiliaire et le participe passé.

En ce qui concerne les règles plus complexes et  les exceptions, cela demande plus de discernement, mais apprendre quelque chose de plus compliqué réclame de l’exigence. Si l’on se donne les moyens, dans toute discipline, on parvient au résultat escompté.

Certes, il s’agit juste d’une proposition mais l’article en question a déjà fait couler beaucoup d’encre et fait interagir beaucoup de concitoyens.

La simplification des règles d’accord ne sera jamais appliquée mais elle fait déjà polémique.

S’opposer aux simplifications est légitime, mais nous ferait passer pour des arrogants ? Si vous êtes exigeants comme moi, voire puristes et perfectionnistes, vous comprenez aisément mon point de vue.

J’ai beau relire les raisons d’une volonté de simplification des règles orthographiques en général, la raison principale en est la facilité d’apprentissage.

De quel droit enlever à ceux qui ont tout compris et vite la difficulté surmontée naguère ?

Beaucoup ont survécu à cette règle et ne font pas autant de manières aujourd’hui une fois confrontés à un participe passé un peu compliqué. On peut d’ailleurs, grâce aux outils en accès libre sur internet, et aux nombreux intervenants sur la toile, trouver la réponse à sa question, sans déclencher à chaque fois un tollé.

Il existe une catégorie d’individus passionnés, dont je fais partie, dotés de patience et du goût de transmettre leurs connaissances : les formateurs en orthographe. Leurs recherches régulières pour garder un très bon niveau et rester au fait des règles un peu complexes les rendent indispensables aux entreprises et complémentaires aux enseignants pour combler les lacunes et pallier le manque d’heures consacrées à l’orthographe.

 

 

 

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