L’écriture inclusive

L’écriture inclusive… Humm… J’ai dû chercher et étudier ce terme sur internet car je n’en connaissais pas la définition exacte, ne m’en étant jamais souciée. Cependant, j’en avais bien une petite idée.

Je découvre alors sa définition bien détaillée, jonchée d’exemples aussi horripilants les uns que les autres, ce qui enflamme immédiatement ma réaction ; je ne m’attendais pas à autant de massacre !

Je rejoins la déclaration de l’Académie française du jeudi 26 octobre 2017 et me réjouis qu’elle ne laisse pas cette mascarade avoir lieu, bien qu’elle se soit déjà largement imposée dans des manuels scolaires et qu’elle progresse insidieusement dans les entreprises.

Les mouvements féministes, en proclamant leur nouvelle lubie, ‘’harcèlent’’ les défenseurs de la langue française et, à force de revendiquer leur égalité, tendent progressivement vers le contraire, c’est-à-dire se font remarquer, pas dans le sens de ‘’remarquable’’ mais plutôt d’‘’irritable’’. Le pinaillage des féministes n’a de cesse de se faire entendre, jusque dans les plus belles subtilités de la langue française.

Cette catégorie d’individus –  »hommes et femmes » je préfère préciser car ‘’individu’’ n’a pas d’homologue féminin (pas de bol) – féministes se complaît dans ses pensées limitatives. Qui a dit que la langue française était sexiste ? Qui a dit que l’homme était supérieur à la femme ? Celui qui le pense – ah oui, il faut que je rajoute ‘’et celle’’ – le vivra indéfiniment, y perdra beaucoup d’énergie et trouvera toujours à redire en passant au peigne fin la langue française.
Cet état de chipotage, si on laisse faire, défigurera la langue française et la mettra en danger. A mon grand désarroi, le loup est déjà dans la bergerie.

La parité, problème politique récurrent, est devenue un principe d’influence dans notre société.
Est-il réellement si important d’avoir le même nombre d’hommes et de femmes dans un bureau politique ? A mon avis, ce sont les idées qui priment, pas les genres.
Dans une salle de classe, se côtoient garçons et filles, et il n’est jamais question de parité – pas encore du moins – dans ce secteur pourtant très influençable !
Il faut toujours mesurer, toujours calculer, au plus juste, et cela peut prendre une forme obsessionnelle pour certains. Oh pardon, ‘’certain.ne.s’’, si j’ai bien compris… Oh, je remarque que la ligne rouge du correcteur orthographique se précipite pour me signaler une faute ! Il va falloir l’éduquer celui-là aussi !

Non seulement faudrait-il modifier les terminaisons des mots, mais faudrait-il aussi changer les mots eux-mêmes, pour ne pas outrer, pour ne pas offenser ?
Par exemple : ‘’Les droits de l’Homme’’ deviendraient les ‘’droits humains’’ ? Cette doctrine, ainsi rebaptisée, en perdrait toute son origine pure, son sens premier, son cheminement à travers les siècles.

Oh mais quand j’y pense, il faudrait remplacer le terme ‘’sexe faible’’ illico-presto par un autre terme, beaucoup moins rabaissant. Des idées Mesdames et Messieurs ? Ou peut-être serait-il plus judicieux de commencer par transformer le terme ‘’sexe fort’’ par un terme moins machiste ? Toujours pas d’idées ? Ça va venir, les féministes regorgent d’idées en matière de destruction.

On peut continuer à éplucher le dictionnaire et se poser ainsi la question sur le métier de ‘’sage-femme’’, qu’il soit exercé par un homme ou par une femme. Même si les hommes sont moins nombreux dans cette branche que les femmes, ils méritent autant d’égards que leurs collègues féminines. L’homme ‘’sage-femme’’ ne chipote pas sur l’appellation de son métier, appellation difficilement remplaçable par un terme plus masculin, étant donné qu’il signifie littéralement ‘’celui qui a la connaissance de la femme’’.

Un nombre incalculable d’exemples de mots féminisés ou en voie de le devenir pourraient être montrés du doigt ici, mais il va me falloir m’abstenir de peur de noircir ma feuille blanche d’ignominies. Je cite en passant la mise en place des terminaisons plus que douteuses comme dans l’exemple ‘’acteur.rice.s’’.

La première fois que j’ai entendu ‘’la maire‘’ de telle ville, je n’en ai pas cru mes oreilles tellement cela sonnait faux et insultant pour la langue de Molière. Je ne comprends pas comment l’on peut s’attaquer aux genres des mots. Le mot ‘’maire’’, nom ‘’masculin’’ n’ayant pas trouvé d’équivalent féminin, du style ‘’mairesse’’, il a semblé tellement plus facile de lui permettre d’utiliser le genre féminin ! Donc, sur ce principe, on pourrait tout à fait appeler une femme qui exerce le métier de maçon ‘’la maçon’’ ! Ou dans un autre domaine du bâtiment, ‘’la plombier’’ ! Il faut rester logique dans sa connerie !

Mais est-ce plus un problème de langue ou un problème de droits ?

Certes, la langue évolue en même temps que les mouvements de société, et c’est normal que des mots naissent ou se transforment, se modernisent tandis ce que d’autres disparaissent, dans un changement tout en douceur, naturel. C’est lorsque l’on entre dans des débats que le bât blesse.

Je découvre, au fil de mes lectures sur ce sujet, qu’on ne peut pas définir comme ‘’passionnant’’ mais plutôt ‘’énervant’’, que des ateliers d’écriture inclusive sont mis en place dans des sociétés. Des ‘’professionnels’’… de l’écriture… Oups ! ‘’professionnel.les’’ de l’écriture – c’est sûr que cela change tout de savoir si c’est un homme ou une femme qui va animer l’atelier – se déplacent en entreprise pour bourrer le crâne des dirigeants, des cadres, des secrétaires,  et faire corriger leurs documents administratifs afin qu’ils soient imprimés dans un langage totalement neutre. Un commerce en parallèle est en train de naître. C’est une gangrène qu’il va falloir opérer rapidement. Cette gangrène a déjà fait des dégâts chez les petits, bien entendu, car il est tellement plus facile de faire avaler n’importe quoi à des êtres innocents sans défense. Ils n’auront d’autre choix que d’appliquer ces nouvelles règles, puisqu’ils n’en n’auront pas connu d’autres. Un réel conflit de générations en matière d’écriture sera né, bien avant 2050 !

Auteur, Solutions d’orthographe.

Heu… Devrais-je dire ‘’auteure’’ ? Pouah !  Non, je suis bien ‘’l’auteur’’.

Tant qu’il y aura des féministes … Oui, c’est absurde de dire cela, mais l’écriture inclusive ne l’est-elle pas ? J’aimerais vous lire à ce propos…

Une réponse

  1. Le sexe faible ? Mais il y a aussi l’expression « beau sexe » !!! Blague mise à part, j’adhère totalement à votre indignation. L’écriture inclusive est laide avec ses points noirs ou ses mots coupés à la « slash ». L’œil perd ses repères et le dyslexique est en échec total.
    Autre aspect du sujet, savez-vous que les livres de Enid Blyton (les fameuses séries « Le mystère de… » de mon enfance) ont non seulement été « retraduits », mais également « réécrits » dans leur langue d’origine (l’anglais) ? Bien sûr, « retraduction » et « réécriture » revues à la baisse, révélatrices d’un appauvrissement de la langue écrite y compris de l’anglais. C’est très inquiétant…
    Un merci à l’autrice… l’auteuse, euh l’auteur de cet article, passez une bonne soirée (malgré tout !)

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